Call Me by your Name

André Aciman / Grasset / 2018 / Romance / 336 p.

« […] parce que j’aime faire des choses pour toi, ferai n’importe quoi pour toi, tu n’as qu’un mot à dire, tu m’as plu dès le premier jour, […] je n’oublierai jamais que cette conversation a eu lieu entre nous et qu’on peut facilement ramener l’été même en pleine tempête de neige. »

De quoi ça parle ?

Elio, adolescent sensible et cultivé, rencontre Oliver, jeune esthète qui enseigne la philosophie. Elio est discret et timide ; Oliver désinvolte et charmeur. Pourtant, tout les rapproche : la littérature, la musique, leurs origines juives. Et une évidente attirance physique.

En Italie, dans la maison familiale près de la côté méditerranéenne, Elio découvre le jeu de la séduction et la souffrance amoureuse. Des années plus tard, il revient sur cet été qui a bouleversé son existence.

André Aciman recrée les errances et les fulgurances du désir mais surtout le souvenir de ces moments intenses. La mémoire, la nostalgie et l’oubli ont accompli leur œuvre : tout ce qui reste n’est que rêveries.


Ce que j’en ai pensé

COUP DE COEUR.

C’était merveilleux !

Je savais que j’aimais l’histoire, Call Me by your Name étant l’un des films qui m’avait le plus marquée en 2018, mais je ne m’attendais pas à une telle poésie. Ce livre doit être une merveille s’il est lu à voix haute !

Notons cependant que, parfois, le style l’emporte sur le fond ce qui entraîne quelques lourdeurs.

Mais, le temps d’une lecture, j’étais moi aussi, « entre toujours et jamais, […], quelque part en Italie au milieu des années quatre vingt ».


Ce que j’ai aimé [ATTENTION : cette partie peut contenir des spoilers]

  • La plume d’André Aciman : c’était si beau, si poétique ! Chaque phrase a été travaillée avec soin, chaque mot a finement été choisi. C’était merveilleux.
  • La relation entre Elio et son père : plus particulière leur échange après le départ d’Oliver. Le père d’Elio est si clairvoyant, si compréhensif et ouvert d’esprit pour l’époque.
  • La fin : j’ai pleuré tant cette fin est tragique. Elio et Oliver se sont aimés toute leur vie, pendant vingt ans, sans se voir.
  • Les personnages tertiaires : Mafalda, Anchise, Manfredi et Vemini qui sont de véritable éléments de décor et qu’on prend plaisir à retrouver au fil des pages.

Ce que je n’ai pas aimé [ATTENTION : cette partie peut contenir des spoilers]

  • La soirée lecture à Rome : ce passage était si long ! Je n’ai pas compris pourquoi l’auteur insiste autant dessus.
  • Marzia : ce personnage ne sert à rien. D’ailleurs, après le départ d’Oliver, on n’en parle plus jamais.

Ma note [en toute subjectivité]

Intrigue4/5
Personnages4/5
Emotions5/5
Plume5/5
Note globable18/20

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