Five Feet Apart

Rachael Lippincott ; Mikki Daughtry ; Tobias Iaconis / Albin Michel / 2019 / Romance ; Young Adult / 306 p.


« Pour moi, c’était facile de baisser les bras. C’est facile de boycotter mon traitement pour simplement profiter du temps qu’il me reste. Parce que se donner tant de mal… pour quoi ? Quelques secondes de plus ? Sauf que depuis que je connais Stella et Poe, j’ai envie de chacune de ces secondes supplémentaires. Et ça me terrifie au plus haut point. »


De quoi ça parle ?

Depuis son plus jeune âge, Stella a l’habitude de tout contrôler. Surtout à l’hôpital, où ses poumons défaillants l’envoient régulièrement. Traitement, régime, suivi médical, rien n’échappe à son organisation.

Tout l’inverse de Will, qui n’attend qu’une chose : avoir dix-huit ans, sortir d’ici et vivre enfin. Ils n’ont rien en commun, en dehors de leur maladie, celle-là même qui leur impose une distance de trois pas à tout instant.

Peut-on vraiment aimer quelqu’un sans jamais l’approcher ?


Ce que j’en ai pensé

ENORMISSIME COUP DE COEUR.

Après mon expérience désastreuse avec My Dilemma is You (si vous voulez jeter un œil à ma chronique, c’est par ici), c’était exactement ce don j’avais besoin. Aussi, si dans la chronique que je vous ai proposée la semaine dernière j’étais très mal à l’aise à l’idée de rien avoir de positif à mettre en avant, aujourd’hui, c’est avec une immense joie que je vous annonce que je n’ai absolument rien de négatif à vous dire à propos de cet ouvrage.

L’intrigue est très bien menée. L’histoire est touchante, très émouvante, il y a longtemps que je n’avais pas autant pleuré. Tout au long du roman on prend la mesure de l’injustice de la situation dans laquelle Stella et Will se trouvent : ils vivent la même chose, personne ne pourra jamais les comprendre comme ils se comprennent… et pourtant ils ne peuvent pas être ensemble. Pas parce que la morale le leur interdit, mais bel et bien parce que c’est une question de vie ou de mort.

L’ouvrage met en avant l’importance du contact humain (qui nous fait quelque peu défaut en ces temps de pandémie), ce dont on n’a pas forcément conscience. Stella elle-même n’en prend réellement conscience que lorsqu’elle s’en retrouve privée.

Outre la très jolie romance qui s’installe, le récit est ponctué d’informations sur la mucoviscidose. Sans que cela ne soit lourd ni incompréhensible, cela donne une dimension pédagogique très intéressante au roman. Personnellement, même si je savais que deux personnes souffrant de cette maladie ne peuvent avoir de contact physique (probablement parce qu’on doit y faire mention dans un épisode de Grey’s Anatomy), je n’y connaissais absolument rien. Enfin, malgré la dimension tragique de l’histoire, les auteurs ne tombent jamais dans le pathos et c’est vraiment chouette.

Les personnages sont géniaux. Dès le premier chapitre de son point de vue, j’ai été convaincue par le personnage de Will. Il est drôle, sarcastique, c’est un artiste et surtout il a une telle soif de vivre (et pas seulement de survivre). J’ai tout de suite été conquise. Ca m’a pris un peu plus de temps avec le personnage de Stella, mais, au fil des pages, je me suis vraiment attachée à elle également. Ils sont bénéfiques l’un pour l’autre, s’apportent tant de choses, ce que l’alternance des points de vue permet de mettre en évidence. Au contact de Will, Stella va apprendre l’importance d’être pleinement vivante, pour les autres certes, mais surtout pour elle-même. Les personnages secondaires sont tout aussi importants et attachants, mention spéciale à Poe qui apporte beaucoup à l’histoire.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai passé un merveilleux moment de lecture duquel je suis ressortie complètement bouleversée. Il y a bien longtemps que je n’avais pas autant versé de larmes. En refermant le livre je me suis demandée si mes prochaines lectures auront de la saveur après cela. Je n’avais pas ressenti ça depuis Nos Etoiles Contraires, à l’époque, j’avais porté le deuil [ATTENTION SPOILER] de Gus pendant pratiquement une semaine. A chaque fois que j’y pensais, j’avais les larmes qui montaient. Et bien, là c’est un peu pareil, repenser à cette histoire me fait monter les larmes. C’était si beau !

Si vous ne l’avez pas encore lu, foncez !


Mon avis sur le film

Histoire de faire durer le plaisir (c’est à croire que je n’avais pas assez pleuré), j’ai lancé le film, que je n’avais pas encore vu, directement après avoir refermé le livre.

Le film est très fidèle au roman, ce qui est normal car, si j’ai bien compris, le roman est une novellisation du scénario écrit par Mikki Daughtry et Tobias Iaconis. Je l’ai donc beaucoup aimé (le fait que j’ai un léger crush pour Cole Sprouse n’y est probablement pas étranger non plus).

Cela étant, j’ai tout de même préféré le livre dans lequel le sentiment d’injustice est beaucoup plus prégnant. Par ailleurs, il n’y a pas d’épilogue dans le film. De fait, j’ai trouvé que la fin douce-amère du roman était bien plus amère que douce dans le film.


Ma note [en toute subjectivité]

Intrigue5/5
Personnages5/5
Emotions5/5
Plume5/5
Note globale20/20

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